jueves, 28 de octubre de 2010

15ª Mostra de Cinema Africà de Barcelona 2010





Aquí arriba la 15ª Mostra de Cinema Africà com cada any!
Comença el dia 5-11 de novembre.
No us ho perdeu que val molt la pena!

http://www.ullanonim.org/Mostra/Mostra2010/es/programa.htm

miércoles, 6 de octubre de 2010

CANTUAREG a Ddona



Hem sortit a la revista Ddona nr 20.

http://www.ddona.net/ - fotografia


Felicitats pel Can Tuareg! Seguirem movent-nos per difundir la cultura tuareg

martes, 5 de octubre de 2010

Newsletter Point-Afrique sobre la situació dels països on AQMI està operant(google translator disponible al blog)



Le Sahara et le Sahel dans la tourmente !
Pour Point-Afrique, un vrai dilemme...

Voici quelques mois, nous nous battions pour rester présents dans ces zones fragiles et déshéritées... Notre stratégie reposait sur une forte conviction: le tourisme peut être une arme pour la Paix!

Le Point-Afrique - initiateur des vols sur Gao (1995), Agadez (1996), Atar (1997), la Libye (1999), Tamanrasset (2000), Djanet (2001), Timimoun (2008) - se doit, en raison des circonstances actuelles, de stopper net les 4/5e de son activité. Cette décision draconienne découle de l’accélération ces dernières semaines de la montée en puissance des cellules terroristes au sud de l’Algérie, au nord du Mali et du Niger.

Je n’ai pas la prétention d’être un expert, ni même un fin spécialiste des problèmes géopolitiques ou géostratégiques de ces zones. Néanmoins j’ai celle d’avoir une bonne connaissance du terrain. Voici bientôt quarante ans que je sillonne ces régions et que je m’implique dans leur développement. J’observe aussi les évolutions politiques de ces pays. La création du Point-Afrique il y a quinze ans, m’a en effet amené à côtoyer non seulement les populations mais aussi les gouvernements de ces pays (pour obtenir les droits de trafic aériens). Par ailleurs, la création du Point-Afrique visait aussi le renforcement de la Paix suite aux accords signés à la fin des rébellions touarègues des années 90 au nord du Mali et du Niger. Nos premiers guides là-bas furent pour partie d’anciens rebelles reconvertis dans le tourisme.

A l’époque, en matière de sécurité, les problèmes restaient mineurs. A l’exception de quelques très rares cas - certains touristes délestés de leurs appareils photos ou autres objets de valeur - jamais il n’y eut de violence. A maintes reprises, j’ai eu l’occasion de discuter avec les trafiquants de cigarettes sans qu’il y ait d’animosité.

Aujourd’hui, nombre d’entre eux se sont orientés vers le trafic plus lucratif de la drogue provenant d’Amérique du Sud, voire, plus grave, dans le trafic d’émigrés que parfois on abandonne en plein désert...

Notre analyse

Le phénomène des prises d’otages a débuté vraiment vers 2003 dans le sud algérien. Une opération menée par Abderrarak el-Para (ancien officier de l’armée algérienne) dont l’adjoint n’est autre qu’Abdelhamid Abou Zeid, l’actuel émir qui opère à la frontière algérienne au nord-est du Mali, dans les montagnes de l’Ifoghas.

Aujourd’hui trois émirs, pas toujours d’accord entre eux, sont les principaux leaders d’AQMI (branche maghrébine d’Al Qaida). Leur chef (Abdelmalek Droukdel) dirige le mouvement depuis la Kabylie. Le quatrième et dernier émir en date, Abdelkrim, surnommé Taleb, est touareg et ancien imam de Khalil au Mali. C’est l’un des rares émirs non algérien et il règne sur un groupe de soixante hommes.

Si la population touarègue dans sa grande majorité n’est en aucun cas complice des terroristes et n’est pas attirée par leur fanatisme religieux, force est de constater que de jeunes touaregs rejoignent cette nébuleuse et lui prêtent main forte (appât du gain? engagement sincère? le choix des motivations est vaste...). Parmi les terroristes tués lors de l’assaut de l’armée mauritanienne au nord du Mali de ces dernières semaines, on dénombre quatre touaregs!

L’un de mes amis, Ag Aroudeni, frère de l’amenokal des Oulmeliden (la plus importante tribu touarègue) m’avoue «ne plus comprendre». Et m’a fait part de son inquiétude, car depuis quelques temps dans sa commune (grande comme cinq départements français!) il voit s’installer des prêcheurs, certains originaires du Pakistan, venus enseigner le salafisme. Leur prêche s’accompagne de construction de puits, d’aide aux populations et bien sûr de la construction de mosquées. Ils ne sont pas terroristes, mais ils en font le lit en instrumentalisant l’Islam à des fins politiques.

Il y a peu de temps, les membres d’AQMI n’étaient qu’une poignée de cent à deux cents hommes. Aujourd’hui ils approchent, voire dépassent les mille combattants... et des cellules dormantes naissent partout!

1) Algérie / Mali / Niger

Les problèmes sont similaires dans ces trois pays, où les gouvernements n’accordent aucune confiance à leurs ressortissants touaregs (et vice-versa). Alger se méfie du sud, Bamako et Niamey se méfient du nord. Les deux rébellions touarègues de 1990 et de 2007 n’inspirent pas - de part et d’autre - une franche coopération.

Plus grave: les touaregs sont divisés (on les a divisés pour mieux régner?). Certains chefs de ces rebellions se sont vu offrir des postes importants dans les administrations et les ex-combattants de base ont été laissés pour compte. Cela crée des frustrations, de la jalousie, voire de la haine.

Pire: une certaine élite aux gouvernes de ces pays, trempe dans les divers trafics cités. Les sommes d’argent générées sont colossales et chacun y trouve son dû. AQMI joue les «parrains» en protégeant ces activités illégales et prélève sa dîme. Des complicités s’installent.

L’extrême pauvreté et l’absence d’avenir servent de catalyseur aux jeunes pour lesquels il n’y a plus foi, ni loi. En perte d’identité et de dignité, leur haine de l’Occident - vu comme le prédateur de leurs ressources minières - enfle. (Voir à ce sujet l'ouvrage prémonitoire de Jean Ziegler, «La Haine de l'Occident», N.d.l.R.)

Les associations humanitaires officiant dans ces régions se replient et les populations locales, seules capables d’enrayer l’actuel processus, se sentent abandonnées. La spirale infernale est en marche! Surtout avec la dernière «solution» trouvée: la force!

Les touristes ne viennent plus, les ONG et les ressortissants français résidant dans le nord du pays s’en vont... le vide s’installe! Mais les militaires français débarquent, et l’exploitation des mines et la prospection pétrolière continuent... Principalement visible à l’hôtel principal de Niamey (en tenue de combat, s.v.p!), la présence de nos militaires sur le sol nigérien est ressassée en boucle par les chaînes de télévision. Quelle humiliation pour un pays souverain! C’est ce sentiment que j’ai éprouvé tout au long de ma semaine passée au Niger fin septembre.

De mon entrevue avec notre Ambassadeur à Niamey le 21 septembre, je n’ai retenu que son interrogation: «comment, si la paix revient, pensez-vous revenir dans ces régions?»

2) Mauritanie

Le cas de ce pays apparaît bien différent. Déjà, il n’y a pas de problème de confiance entre le nord et la capitale. C’est le seul pays où les tribus nomades sont maîtresses de leur destin.

S’il est vrai que l’avant-dernier gouvernement avait, pour des raisons d’équilibre politique, une tendance à fermer les yeux, voire à favoriser certains partis prônant un régime islamiste, il n’en est plus de même aujourd’hui. Le nouvel homme fort, le général Aziz, s’est engagé dans une lutte sans merci contre l’intégrisme et ses violences. Il agit de manière assez efficace en jouant sur trois leviers:

  1. Lutte contre la pauvreté: un ensemble de mesures sont prises en faveur des quartiers défavorisés de Nouakchott où il se rend régulièrement, tel que l’adduction d’eau et autres commodités.
  2. Mobilisation d’imams: cinq cents d’entre eux ont été missionnés pour contrer les prêches extrémistes et salafistes.
  3. Action militaire: l’armée dispose de véhicules neufs, de stocks de carburants et les consignes sont strictes. Si la totalité du pays n’est pas encore quadrillée, d’importantes zones sont quasi hors de portée d’une quelconque intervention d’AQMI.

L’armée mauritanienne, accusée par AQMI d’être un «suppôt de l’Occident», quitte son territoire pour attaquer les bandes terroristes de l’émir Mokhtar Belmokhtar qui opère à la frontière algéro-mauritanienne.

Action du Point-Afrique dans l’Adrar mauritanien

A l’automne dernier, après consultation du Premier Ministre mauritanien, nous avons pu engager - en concertation avec les autorités chargées de la sécurité - une formation de tous les guides de l’Adrar, qui ont été équipés de balises Argos.

La configuration géographique de l’Adrar mauritanien a été soigneusement étudiée. Seuls cinq passages permettraient de sortir de la zone en cas de prise d’otages. Les procédures d’intervention rapide de la gendarmerie permettent de faire échouer toute tentative d’enlèvement. Et la population locale, à l’inverse des pays voisins, coopère avec les autorités et assure une veille sur la circulation de tout étranger. Cette coopération exemplaire ne peut hélas, pour le moment, s’appliquer aux trois autres pays mentionnés dans mon analyse, car l’absence de dialogue et de confiance est trop criante.

Dernier point: les échanges d’une heure, au printemps dernier, avec le chef de l’Etat mauritanien, m’ont permis de mesurer l’importance qu’il donne à cette lutte sans merci. Il m’a également confié son souci de voir le tourisme se maintenir en raison de l’impact indéniable de cette activité dans la lutte contre la pauvreté (son autre fer de lance).

3) Pays Dogon

Le peuple Dogon n’est pas prêt à glisser vers AQMI. Il serait regrettable qu’un amalgame s’installe.

De manière surprenante, nous avons pourtant connu la semaine passée plus de 40% d’annulation vers Mopti. Nous essayons néanmoins de maintenir les vols Paris-Mopti.

Conclusion

Au regard de la situation que je viens d’évoquer, Point-Afrique se doit de prendre les mesures suivantes:

  • Algérie: arrêt total de toute activité sur Tamanrasset, Djanet et Timimoun.
  • Niger: arrêt total sur Agadez. Maintien de l’activité au sud de Niamey (dont la Tapoa et la réserve du W).
  • Mali: arrêt total sur Gao et le nord du pays. Maintien des vols sur Mopti et de l'activité touristique en pays dogon.
  • Mauritanie: suspension des vols jusqu’à Noël. Vérification et état des lieux en octobre. Si les conditions suffisantes sont réunies (approfondissement des formations sécuritaires des guides et des chameliers, renforcement des moyens de communication...), Point-Afrique opérera une liaisons aériennes pour une reprise d’activité touristique dans la zone.

Inutile de vous décrire ma profonde révolte et l’impuissance du Point-Afrique à faire face à la situation actuelle. Nous avons perdu une bataille contre AQMI. Pour l’instant, nous devons réduire la voilure...

Certains de nos confrères ont décidé de maintenir leur offre sur l’Algérie, pour laquelle il est vrai la demande reste encore forte... Sans vouloir nous plier sans discussion aux recommandations des Affaires Etrangères du quai d’Orsay, force est de reconnaître que le danger est devenu démesuré. Bien que téméraire (je l’ai prouvé à maintes reprises), je ne suis pas fou. Pour avoir été pourfendeur des règles établies et jusqu’auboutiste des causes les plus perdues, force m’est de reconnaître que l’adversaire est d’une dangerosité nauséabonde et les risques incommensurables. Ma déontologie m’interdit de chercher à relever un tel défi!

C’est donc en toute humilité que j’ai décidé que cet hiver Point-Afrique n’ira que là où nous sommes raisonnablement sûrs de la sécurité et où nous sommes protégés par la population locale (ce qui n’est plus vrai malheureusement dans certaines zones spécifiques). Il est en effet impossible de jouer avec la vie des gens, tant ici que là-bas.

Et pour la Mauritanie: affaire à suivre!

N.B: A ce jour, le site du Ministère Français des Affaires étrangères indique que: «La Mauritanie semble constituer la cible privilégiée d’AQMI après l’Algérie»

Maurice FREUND
Président de Point-Afrique

Un mot de l’équipe Point-Afrique

Si l’analyse exposée ci-dessus fait l’objet d’un large consensus au sein de Point-Afrique, il n’en reste pas moins que les décisions prises - décisions douloureuses, parfois déchirantes - auront un impact économique inévitable sur les hommes et les femmes qui, de ce côté-ci de la Méditerranée, font vivre l’entreprise.

Il n’est pas anodin, pour Point-Afrique Voyages, de couper trois des quatre routes majeures que nous nous sommes attachés à faire vivre au fil des ans. La traduction en termes de chiffre d’affaire est immédiate, et vertigineuse. Les plus observateurs parmi vous en auront peut-être noté les premières conséquences, telles que la fermeture de nos bureaux de Marseille ou la réduction de l’amplitude horaire d’ouverture de notre agence parisienne. Encore ne s’agit-il là que de signes avant-coureurs d’autre replis à venir - malheureusement inévitables dans la conjoncture actuelle.

Dès lors, une question se pose sans détours : qu’en est-il du devenir de Point-Afrique?

Nous ne pouvons pas préjuger de l’avenir. A l’heure actuelle, il apparaît fort sombre. Mais nous ne baissons pas les bras.

La situation de l’entreprise reste saine. Nous n’avons pas de dettes, nous ne dépendons pas des marchés financiers. La crise qui couve depuis maintenant plus de deux ans a amoindri notre trésorerie, elle ne l’a pas asséchée - au prix d’une sévère cure d’amaigrissement.

Demeure l’envie de continuer à nous battre. Aujourd’hui plus que jamais, il nous apparaît impensable de déserter le champ des relations Nord-Sud et de l’abandonner aux seuls bruits de bottes, aux seuls intérêts cupides qui semblent désormais la marque de fabrique d’une certaine politique française, et plus largement mondiale.

Notre activité historique - l’affrètement de vols touristiques à destination de régions saharo-sahéliennes reculées - ne pourra plus être le seul vecteur de ce désir d’engagement. Si nous ne pouvons que vous remercier chaleureusement d’avoir «joué le jeu» durant toutes ces années, d’avoir su faire parler votre curiosité, votre intelligence et votre coeur pour aller à la rencontre de l’Autre dans une simplicité acceptée et assumée, il ne nous est pas possible de vous demander davantage. Comme l’écrit Maurice, il est absolument hors de question de jouer avec votre sécurité physique.

D’autres pistes d’action sont possibles, que nous avons jusqu’ici insuffisamment explorées, pris dans le tourbillon d’une activité exigeante qui a vu parfois jusqu’à une dizaine de destinations desservies... La valorisation, ici en Europe, du savoir-faire africain est l’une d’entre elles. Certes, l’étiquette «commerce équitable» a été galvaudée, jusqu’à la nausée. Reste que l’idée sous-jacente n’en garde pas moins tout son intérêt. De même, le succès qu’a rencontré notre campement Tamana - qui a affiché complet tout cet été encore - nous confirme dans l’idée que le désir de rencontre est toujours présent pour vous. Et d’autres pistes sont à l’étude, dans la mesure des forces qui nous restent.

Car la «réduction de voilure» évoquée plus haut signifie également des coupes drastiques dans nos équipes. Avec une première conséquence: nous ne serons plus en mesure, dans les prochains mois, de faire paraître notre Lettre à sa fréquence mensuelle habituelle. Croyez que nous le regrettons fortement, tant nous étions tous attachés à ce vecteur d’échange avec vous, notre public, notre soutien, nos amis. Nous essayerons néanmoins de continuer à vous tenir informés sur le devenir de notre Coopérative de voyageurs, fut-ce au prix d’une publication plus irrégulière et malheureusement moins fournie que par le passé.

Pour parodier un adage africain qui a connu son heure de gloire : «Point-Afrique, touché mais pas mort!»

http://www.point-afrique.com/newsletters/nl039/Newsletter039.html

miércoles, 25 de agosto de 2010

EXPOSICIO ECOLE DES SABLES A L'ESPAI JOVE FONTANA















L'exposició Ecole des Sables es desplaça a finals de setembre a l'Espai Jove la Fontana amics!!

Del 20-30 de setembre estaran exposades les fotos i es podran comprar samarretes també!

lunes, 5 de julio de 2010

Interview Taliwen

Interview : Taliwen Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Sedryk le Monday 05 July 2010

TaliwenPour continuer le cycle de nos rencontres avec les artistes de Kidal, voici la nouvelle génération de l'Adrar avec Taliwen, groupe de rap tamashek ! Rencontre avec le duo formé par Raly et Baye.

Comment as-tu commencé la musique ?

Raly : J'ai commencé la musique avec Mossa Ahmed, avant qu'il ne fonde Tamikrest. Je jouais de la percussion pour lui, jusqu'au jour où je me suis dit qu'il n'y avait pas de rappeur touareg. Le rap est une musique qui peut dire beaucoup or chez nous, il y a beaucoup à dire, beaucoup de sujets que les artistes avant nous, nos grand frères, n'ont pas abordés. On a commencé en faisant du rap moderne, mais on avait peu de moyens pour payer le studio. On a évolué petit à petit, jusqu'à être invités à Essakane, en janvier 2010. On a aussi joué à Bourem avec Amanar. Là-bas, on a rencontré un jeune guitariste du Niger, Moctar, qui est notre nouveau soliste. Mon but est de faire un groupe de rap et blues touareg, avec la guitare. On veut créer notre propre style de rap. Je chante en tamashek et Baye chante en français. On a fait un premier album en 2006, "Aratan n'adagh", mais il ne m'intéresse plus trop. On a eu trop de problèmes pour le faire, avec le studio de la Maison du Luxembourg, à Kidal. Maintenant, nous avons aussi un ingénieur du son, Abdallah, qui a son propre studio à Bamako.

Comment êtes-vous considérés à Kidal, qui est la ville de la guitare touarègue ?

Raly : Les gens commencent à s'habituer au rap. Au festival, on a fait un instru, les gens ont été surpris mais ont aimé mon flow touareg. Quand on a introduit la guitare, ils ont aimé encore plus ! Je crois que les gens commencent à aimer cette nouvelle forme de création.

Vous avez l'occasion de jouer à Kidal dans les soirées-guitare ?

Raly : Non, pas dans les soirées-guitare. Il arrive que certains groupes, comme Amanar ou Tamikrest, nous invitent pour un morceau. On a fait un morceau à Essakane avec Sanou de Terakaft qui a été diffusé par la BBC.

Que signifie le nom "Taliwen" ?

Raly : Taliwen signifie "les ombres". Dans notre désert, il n'y a pas d'ombre, les arbres sont secs. Nous voulons devenir les ombres des kel tamashek, des Touaregs. "Ombre", en tamashek, ça peut aussi vouloir dire "frère". Si je te dis : "Tu es mon ombre", ça veut dire : "Tu es mon frère". Avant, on s'appelait "Double Canon", mais les gens ont insisté pour qu'on ait un nom plus original.

Quand as-tu découvert le rap ?

Raly : Quand j'étais petit. Avant, j'aimais beaucoup la guitare, surtout les vieux morceaux de Tinariwen. Je joue un peu de guitare et je veux m'améliorer encore pour écrire de nouveaux morceaux. Maintenant, je cherche un batteur et un bassiste pour faire un groupe au complet.

De quoi parles-tu dans tes textes ?

Raly : De la révolution. Pour nous, les Touaregs, la musique est comme une révolution. J'ai écrit beaucoup de textes sur l'Adrar, la vie des Touaregs, les histoires anciennes des vrais révolutionnaires. J'essaie d'appliquer ça au temps présent et aussi de penser au futur des Touaregs. Qu'allons-nous devenir ? Je veux m'adresser avant tout aux Touaregs, et ensuite seulement au reste de l'Afrique et à l'Europe.

Quels sont les messages principaux que tu veux adresser aux Touaregs ?

Raly : De s'aimer. De ne devenir qu'une seule force. D'apprendre quelque chose dans la vie. D'essayer d'obtenir la modernisation et d'aller vers une autre culture. Pour certains, faire du rap, c'est dissoudre notre culture. Je veux montrer que je n'oublie pas notre culture. Je porte toujours le turban à nos concerts.

Quels groupes de rap vous inspirent ?

Baye : On est surtout passionné par le rap français, pas trop par les américains. On aime Bouba, Sinik, La Fouine, tous ces rappeurs qui s'entre-clashent tout le temps !

Et toi, Baye, pourquoi préfères-tu écrire en français ?

Baye : Ici, c'est comme si on était dans une ville francophone. La langue suprême, c'est le tamashek, mais le français vient tout de suite après, tout le monde le parle. On veut faire en sorte de représenter tous les Touaregs, dans le contexte de la modernisation.

Raly : Avant, je rappais en français, je tenais le flow très bien. Mais je veux aussi intégrer le tamashek, j'ai beaucoup d'idées dans cette langue avec tous les adages et les vieilles histoires touarègues.

Baye : Il nous arrive de plus en plus de mélanger le français et le tamashek dans un même texte.

Voulez-vous faire carrière dans la musique ?

Raly : Et pourquoi pas ?

Baye : Là-dessus, nous avons des avis différents. Raly consacre beaucoup plus de temps que moi à la musique. Moi, j'essaie de concilier la musique et les études. J'aime les études, la philosophie, l'histoire, ça fait partie de mes plaisirs autant que le rap.

Est-ce que vous pensez que le rap est la prochaine révolution musicale tamashek ?

Raly : Inshallah ! Forcément, on aura des fans et aussi des successeurs, qui vont poursuivre ce qu'on fait dans la musique rap, peut-être d'une manière encore plus grande que nous. Nous mêmes, nous avons suivi les traces de Tinariwen au départ, on a commencé en même temps que Tamikrest, mais ensuite, nous avons emprunté notre propre chemin que nous seuls avons emprunté.


Propos recueillis par Sedryk à Kidal en mars 2010



jueves, 1 de julio de 2010

AMANAR en concert a Paris

Paris, Olympic Cafe, 2 juliol 2010

Ahmed Ag Kaedi
/ Guitare Solo, Chant
Lalla Walet Atiyoub / Voix
Hamida Ag Fonwa / Guitare Rythmique
Abderhamane Ag Kamisekou / Claviers, Basse
Issmagel Ag Alhouda / Basse
Tamita Ag Ljimit / Percussions
Halifa Ag Ljimit / Djembe
Abdallah Ag Amano / Sonorisateur



The group Amanar formed in 2005, under the direction of Ahmed Ag Kaedi. Amanar rose to fame locally in Kidal through hard work and perseverance – sometimes lugging their material by foot when necessary, utilizing megaphones when lacking the proper material. The origin of the name Amanar (the Tamashek word for the constellation Orion) comes from when the band had to rehearse through the night until the early hours, when the stars were high in the sky.

The contemporary sound of Kidal, Amanar plays an original interpretation of classic Ishumar guitar that forces one to move, incorporating wailing guitar solos and frenetic rhythms. That is not to say however there isn't a heavy subject manner at hand. As an artist, Ahmed Ag Kaedi's lyrics are imbued with a responsibility to the listeners, particularly the youth. These are conscious lyrics that are concerned with education, development, and "agnah" (respect for tradition) – "the real rebellion today," Ahmed explains.

At a moment when many artists are looking to the exterior, Amanar looks to the people of Kidal and Mali foremost. They've played throughout Mali, from Kidal to Kayes, including their debut this year at Timbouctou's Festival au Desert.



Avec la participation d’ abdallah chanteur des TinariweN

La musique Touareg est communément reconnue comme étant à la source du Blues, celle d’Amanar, est à l’avant-garde du son contemporain de Kidal, fusion entre musique traditionnelle et actuelle.

Le groupe AMANAR, formé en 2005 à Kidal sous la direction de Ahmed Ag Kaedi, entre dans la grande lignée des porteurs de la musique moderne Touareg du Mali. Si la musique Touareg est communément reconnue comme étant à la source du Blues, celle d’Amanar, est à l’avant-garde du son contemporain de Kidal, fusion entre musique traditionnelle et actuelle.

Leurs guitares se mêlent aux percussions et flûtes coutumières alors que rythmes frénétiques font contrepoids aux chants et lamentations. Leurs compositions accompagnent poèmes anciens et textes contemporains évoquant l’amour et « l‘agnah », le respect des traditions. Pour Ag Kaedi, ce respect représente «l’authentique rébellion ».

les Amanar ne sont pas uniquement des musiciens, ils portent aussi et surtout un message d’espoir pour une population sur laquelle les pressions du monde extérieur sont quasi omniprésentes et croissante. Aujourd’hui, la civilisation Touareg, celle des hommes bleus du désert, vieille de plus de quatre mille ans, risque de disparaître. La découverte récente « d’or noir » sur leur territoire de prédilection, la région de Tombouctou/Kidal dans le nord du Mali, fait qu’ils ne sont plus les bienvenus chez eux. Leur région, déclarée zone rouge, pousse les ONG à quitter les lieux et les visiteurs à annuler leur voyage. Confrontés à ce garrot économique, ces nomades princes du désert sortent de leurs frontières dans l’espoir de pouvoir transmettre, grâce à leur musique, un message de paix et d’entraide entre les peuples.

Amanar, grâce à son talent, son travail acharné et sa persévérance est en train de passer de la reconnaissance locale à celle d’un groupe de renommée internationale. Nous leur souhaitons donc de suivre le chemin de leurs grands frères, les Tinariwen aujourd’hui connus de par le monde.

Lauréats du prix de la révélation 2010 du Festival au Désert, invités par l’organisation du Festival Fabbrica Europea, à jouer à Florence en juillet 2010, ils se produiront en juin au Centre Culturel Français de Bamako avant de se rendre à Paris, du 1er. au 3 juillet prochain. Amanar à le soutien de Abdallah, chanteur et guitariste mythique des Tinariwen, qui se joindra exceptionnellement au groupe lors de son passage à Paris, ville traditionnellement ouverte aux
musiques du monde.

www.myspace.com/amanargroup


Ce projet récolte la faveur du Festival au Désert et corrobore l’action de deux associations d’aide aux femmes Touareg et à la région de Tombouktou (EFES et AITMA).

Il est prévu que cette performance soit retransmise sur RFI qui leur consacrera un segment.

jueves, 17 de junio de 2010

Exposició MON TUAREG - FOTOS (5) la vie en brousse